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ORGUE La Réforme ayant chassé les orgues des églises, il faudra attendre la deuxième moitié du XVIIIe pour qu’ils refassent leur apparition sur les tribunes. A Moudon, c’est en 1764 qu’on passe commande à un facteur d’orgues français(de Lille), Adrien-Joseph Potier – ce qui en fait l’orgue le plus ancien encore jouable du canton de Vaud. Après Moudon, Potier va réaliser trois instruments dans le canton de Berne (aujourd’hui disparus) , ainsi que celui d’Yverdon. L’orgue de Saint-Etienne est composé au départ de 14 jeux répartis sur un clavier et pédalier ; mais Potier lui-même va rajouter un jeu de mixture sous forme de façade secondaire dans la partie inférieure du buffet, parce que les Moudonnois ne trouvaient pas l’orgue assez puissant ! Par la suite, il subira plusieurs remaniements. En 1826 par Aloys Moser ; en 1874, par les facteurs Savoy d’Attalens ( remplacement de plusieurs jeux dans une esthétique romantique, et adjonction d’un second clavier ). En 1974, la maison Kuhn de Männedorf signe la dernière restauration. Elle s’est efforcée de remettre l’instrument dans son état original (notamment en supprimant les ajouts de 1874), tout en conservant l'adjonction du Positif, logé dans le soubassement. Le buffet, d’origine et bien conservé est représentatif de la structure classique française avec ses trois tourelles, alors que le décor sculpté, avec dorures et angelots rappelle plutôt l’époque baroque.
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